ODD 13 – Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques

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Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions. Crédit photographique : copyright Sébastien Moret

Orientation stratégique et principaux enjeux

L’hydroélectricité peut être considérée comme la technologie de production électrique renouvelable du 20ème siècle, alors que l’éolien, le solaire et la géothermie prennent, année après année, une place plus importante dans le mix énergétique suisse et mondial. L’hydroélectricité est de fait une technologie à faible émission de gaz à effet de serre. Une fois construits, les ouvrages hydroélectriques ne nécessitent en effet pratiquement aucune consommation, directe ou indirecte, de combustibles fossiles, principaux vecteurs de gaz à effet de serre. De faibles émissions ont néanmoins lieu en phase d’exploitation, notamment induites par la consommation électrique de la centrale, les transports, les fournitures et services indispensables à son fonctionnement.

Du fait de sa fonction d’accumulateur hydraulique, la centrale est tout à fait complémentaire avec les nouvelles énergies renouvelables - souvent intermittentes - destinées à prendre une part de plus en plus marquée dans le mix énergétique.

Actions et résultats pour l’année 2025

L’année 2025 s’inscrit dans la continuité et ne montre pas de variations notables sur les facteurs d’émissions de gaz à effet de serre sous contrôle de NDD. Une étude est en cours, avec pour objectifs principaux d’analyser les risques et définir les mesures à prendre et les contraintes à respecter en vue d’autoriser l’accès aux véhicules électriques dans les galeries. Une transition vers des véhicules d’exploitation électriques permettrait de réduire les émissions directes de GES.

Indicateurs de performance

Emissions de gaz à effet de serre

Les émissions de gaz à effet de serre sont calculées selon les principes dictés par le Greenhouse Gas (GHG) Protocol, sur la base des données d’exploitation.

Les émissions directes (Scope 1) sont les émissions liées à la combustion de carburants des installations stationnaires (groupe de secours) et engins de transport (12 véhicules diesel) détenus ou contrôlés par l’organisation.

Les émissions indirectes liées à l’approvisionnement énergétique (Scope 2) sont les émissions induites par la production hors site d’énergie (électricité et chaleur) consommée par les installations stationnaires ou engins de transport détenus ou contrôlés par l’organisation (approvisionnement électrique des services internes et pertes de cycle de pompage-turbinage).

En l’absence de certificats de provenance couvrant cet approvisionnement énergétique, le facteur d’émission moyen lié au mix électrique suisse consommé est considéré pour le calcul des émissions.

Le troisième champ d’application (Scope 3) correspond usuellement à toutes les autres émissions indirectes provenant de sources non détenues par l’organisation. La quantification des émissions scope 3, facultative au sens du droit Suisse, nécessite une évaluation approfondie de la chaine de valeur, approche encore complexe et disproportionnée pour une société de partenaires comme NDD. Il n’est en conséquence pas considéré dans la présente évaluation, qui focalise sur les émissions directement liées à l’activité de stockage énergétique.

Un changement méthodologique important a été mis en œuvre dans le cadre de cette année de reporting, en cohérence avec l’approche appliquée par Alpiq pour l’ensemble de ses centrales sous gestion. Les émissions indirectes liées à l’approvisionnement électrique (Scope 2), auparavant calculées sur la base de l’énergie de pompage totale, sont dorénavant calculées sur la base des pertes du cycle pompage-turbinage (environ 17 % de l’énergie de pompage), en alignement avec la pratique actuellement recommandée par le GHG Protocol (fig. 4 and Appendix A). Cette mise à jour induit une diminution des émissions Scope 2 d’un facteur 5. Les valeurs 2023 et 2024 présentées dans le cockpit de suivi des indicateurs ont été adaptées rétroactivement en conséquence.

Les émissions de gaz à effet de serre, exprimées en équivalent CO2, sont directement rapportées au total d’électricité redistribué sur le réseau suisse à très haute tension après stockage.

Emissions de gaz à effet de serre

en g CO2e par kWh

2.2

Les émissions de gaz à effet de serre induites par l’exploitation de la centrale restent relativement basses. Les émissions directes, liées aux consommations de carburant des véhicules d’exploitation et génératrices de secours, représentent moins de 20 t CO2e sur l’année. Les émissions indirectes, qui constituent la majeure partie des émissions, sont dépendantes du mix électrique moyen suisse, particulièrement favorable par rapport à celui de certains de nos voisins européens grâce à la forte part de production hydroélectrique et nucléaire. Le facteur d’émission du mix énergétique de consommation moyen pour la Suisse considéré pour l’année 2025, situé à 9.9 g CO2e / kWh, a diminué de 26 % par rapport l’année précédente.